Journée des Solitudes : l’OCIRP soutient l’association Astrée

L’OCIRP soutient à nouveau cette année l’association Astrée dans l’organisation de sa Journée des Solitudes.

Astrée est à l'initiative de la Journée des Solitudes qui a lieu tous les ans le 23 janvier (3ème édition en 2020). Un rendez-vous majeur de mobilisation et de sensibilisation autour du fléau des solitudes et du vivre ensemble.

L’OCIRP soutient cette 3e édition de la Journée des Solitudes. Cette année, un focus particulier sera fait sur la solitude des plus jeunes.
 
Pourquoi ce focus ?

10 % de la population est en situation de solitude objective ou isolement relationnel dont 700 000 jeunes de 15 à 30 ans. Différentes études ont aussi mis en avant le fait que les jeunes sont la tranche de la population la plus touchée par le sentiment de solitude :

  • 66 % des moins de 35 ans se sentent régulièrement seul (parfois/souvent/toujours) contre 44 % pour le reste de la population. Étude BVA pour Astrée (2018).
  • C’est chez les jeunes de 16 à 24 ans que le sentiment d’être souvent ou très souvent seul est le plus élevé. Étude CIGNA (2018).
  • 40 % des jeunes de 16 à 24 ans disent se sentir souvent ou très souvent seuls. Enquête de la BBC (2018), effectuée auprès de 55 000 personnes dans le monde.

Pour valider ou infirmer ce phénomène et vérifier s'il se confirme chez les moins de 16 ans, Astrée a réalisé une enquête exclusive dans les collèges partenaires dans lesquels leurs bénévoles interviennent toute l'année. Les résultats ont été sans appel et confirment l'urgence de la situation.
 
Cette enquête Astrée, avec l’appui du mouvement Bleu Blanc Zèbre et du Think Tank Vers Le Haut, apporte un nouvel éclairage sur la solitude des plus jeunes, en l’occurrence les adolescents de moins de 11 à 16 ans.
 
Voici les grands enseignements de cette nouvelle enquête :

  • 43 % des collégiens connaissent la solitude (au moins parfois) ;
  • 13,5 % des collégiens se sentent souvent ou toujours seuls soit près de 450 000 adolescents ;
  • 83 % des collégiens assimilent la solitude à un sentiment d’exclusion ;
  • 44 % des collégiens se tournent d’abord vers « un ami » (avant un adulte) pour faire face à la solitude.

 Ces chiffres sont inquiétants quand il est connu que le sentiment de solitude autant que la solitude objective (l’isolement social), qui peuvent se recouper sans se confondre, constituent des facteurs de risques qui engendrent des pathologies tant physiques que mentales.

Le site de l'association Astrée

Publié le 22 janvier 2020