Être orphelin : les conséquences sur la vie de tous les jours

La Fondation OCIRP et l’agence Éditions Spéciales Play Bac ont élaboré ensemble un numéro spécial « orphelinage » joint à l’édition du journal Mon Quotidien du 21 septembre 2017 et destiné à la cible des 10-14 ans.

Sommaire

Mon Quotidien spécial orphelinage

La mort d’un ou des deux parents est un sujet rarement évoqué au sein des établissements scolaires. Pourtant, il s’agit d’une réalité à laquelle de nombreux élèves sont confrontés : on dénombre en France 800 000 jeunes de moins de 25 ans orphelins (ayant perdu au moins un parent). Cela représente en moyenne 1 enfant par classe.
 
Ce numéro spécial est donc l'occasion pour la Fondation OCIRP d'expliquer à tous ce que vit un enfant orphelin, ce que chacun peut dire ou faire pour être aidant et ce qui doit être évité afin de ne pas créer de souffrance supplémentaire. Il présente avec réalisme et sensibilité les impacts du décès d’un parent dans l’enfance, notamment sur la scolarité et la vie à l’école. 

Les lecteurs y découvrent des clés pour mieux appréhender cette question de la mort à l'école : les impacts concrets de la mort d'un ou des deux parents sur la vie quotidienne d'un enfant (santé, scolarité, orientation...), les interlocuteurs à qui peuvent s'adresser les enfants endeuillés et leur famille, des conseils de pédopsychiatres pour gérer ses propres émotions, des exemples de bonnes attitudes à adopter face à un camarade qui vient de perdre un parent… 

L’objectif est aussi et surtout de libérer la parole, de faire savoir, de mieux connaître et de mieux comprendre. Ceci tant pour les copains et l’ensemble des élèves que pour l’équipe éducative, qui est très en demande d’outils d’information et de formation sur le sujet.
 
 
L'infographie ci-dessous est une image augmentée. Elle contient des informations qui apparaissent lorsque l'on passe le curseur (ou le doigt sur un mobile) sur l'image. Une transcription textuelle permet également d'accéder à l'ensemble des informations contenues dans l'image.

Infographie

Être orphelin : les conséquences sur la vie de tous les jours
L'infographie* "Être orphelin : les conséquences sur la vie de tous les jours" est une composition graphique complexe qui illustre sous forme de dessin les différents situations que les enfants orphelins peuvent vivre à l'école.
 
Elle contient les textes suivants :
 
L’école
Après le décès de leur(s) parent(s), les trois quarts des élèves orphelins disent ressentir des difficultés à l’école et notamment des problèmes de mémorisation, de concentration et d’attention. D’autres, à l’inverse, se mettent à travailler beaucoup plus, voire trop, comme s’ils voulaient que leur parent décédé soit fier d’eux.
 
La maison
Lorsqu’un enfant ou un adolescent perd un de ses parents, bien souvent il continue de vivre chez lui avec son parent restant et ses frères et sœurs. S’il perd ses 2 parents, une personne proche de l’enfant (famille, ami...) est désignée par un juge pour l’accueillir et prendre soin de lui : c’est le tuteur. Sinon, il est pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance, qui choisit une famille d’accueil ou un foyer dans lequel il vivra avec d’autres enfants.
 
La santé
De nombreux orphelins peuvent avoir des difficultés à s’endormir à la suite du décès de leur parent. Certains sont angoissés, ce qui peut provoquer par exemple des maux de tête ou de ventre.
 
Le rapport aux autres
Un jeune orphelin se sent différent de ceux qui ont leurs 2 parents : il peut ressentir de la colère ou avoir l’impression d’être incompris des autres enfants. Il peut éprouver le besoin de s’isoler, au risque de s’exclure du groupe... Parfois, il peut avoir des difficultés à s’attacher, de peur de perdre à nouveau quelqu’un qui compte pour lui.
 
 
Le niveau de vie
La mort d’un parent entraîne souvent une diminution des ressources financières de la famille. Cela peut impliquer un déménagement, limiter les sorties, l’accès à la culture et aux loisirs, les vacances...
 
La famille
Lorsqu’un parent disparaît, les rôles au sein de la famille sont bouleversés. Certains orphelins se sentent tout à coup responsables de leurs frères et sœurs et de leur parent restant. Ils sont alors tentés de « remplacer » leur parent décédé auprès des autres membres de la famille. Ils se sentent aussi souvent inquiets à l’idée de perdre leur parent restant.
 
Les émotions
Au décès de son parent et parfois longtemps après, l’enfant orphelin éprouve toutes sortes d’émotions difficiles à exprimer : tristesse, culpabilité, colère, anxiété... Il peut de ce fait se sentir fragilisé.
 
L’orientation
Près d’une moitié des orphelins* pensent que le décès de leur parent les a influencés dans leur orientation professionnelle. Et 43 % des plus de 18 ans estiment que ce qu’ils ont vécu les a incités à choisir des métiers tournés vers les autres, par exemple dans les domaines social ou médical, ou encore dans le droit, l’éducation, la communication...
* Âgés de 15 ans et plus.
 
Définitions
Tuteur :  ici, personne chargée de prendre soin d’un orphelin mineur et de veiller à ses intérêts. Foyer : ici, lieu d’accueil pour des enfants orphelins ou en difficulté. Anxiété : vive inquiétude qui naît de la peur d’un événement ou de l’incertitude dans laquelle on est.
 
Le sais-tu ?
Les conséquences du deuil peuvent se manifester aussi à distance de l’événement de la mort du parent, parfois plusieurs années après ; cela n’a rien d’anormal.
 
*Infographie extraite du numéro spécial Mon Quotidien "Découvre le quotidien des enfants orphelins".© 2017 - Éditions Spéciales Play Bac.
Publié le 25 septembre 2017
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