9ème débat OCIRP Autonomie

Quelles innovations, quelles propositions pour demain ?
Résumé

Le 9E Débat Autonomie, organisé par l'OCIRP et ses partenaires le 24 janvier 2016 à la Maison de la Radio à Paris, a rassemblé un public nombreux sur le thème « Autonomie : quelles innovations, quelles propositions pour demain ?

Retour sur le 9e débat OCIRP Autonomie

Pour sa 9E édition, le Débat Autonomie, organisé par l’OCIRP en partenariat avec France Info, Le Monde, LCP Assemblée nationale et notretemps.fr, s’est résolument tourné vers l’avenir. 

L’événement a été marqué par les interventions filmées des directeurs généraux d’AG2R LA MONDIALEHUMANISKLESIAMALAKOFF MEDERIC, de l’OCIRP et du délégué général du CTIP qui ont fait part de leurs innovations et de leur vision de l’avenir en matière d’autonomie.

Le débat a permis de poser un diagnostic sur le système français de prévention et de prise en charge de la perte d’autonomie ainsi que sur les enjeux démographiques et économiques auxquels il doit faire face.

En cette année électorale, l’événement a été l’occasion de faire le point sur les propositions des candidat(e)s à l’élection présidentielle française dans le domaine de l’autonomie. Une enquête sur le sujet, publiée le jour même par le journal Le Monde, a été présentée et commentée par les intervenants au débat, parmi lesquels Michèle Delaunay, ancienne ministre, Françoise Forette, professeure de médecine interne et de gériatrie à l’Université Paris-Descartes, Agnès Gramain, professeur en sciences économiques à l’Université de Lorraine et Serge Guérin, sociologue, directeur du MBA « directeur des établissements de santé » de l’Inseec Paris.

Le Baromètre Autonomie de l’OCIRP, dont les résultats ont été révélés pendant le débat, indique notamment que 67,4% des Français sont favorables à la mise en place, entre 2017 et 2022, d’une réforme assurant un financement durable du risque de perte d’autonomie.

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Reportage du débat autonomie du 24 janvier 2017

OCIRP Reportage soirée débat autonomie 24 janvier 2017

Transcription textuelle de la vidéo du neuvième débat autonomie de l'OCIRP

Panneau 9e édition Débat OCIRP Autonomie avec apparition du logo OCIRP et le titre de la rencontre : « Quelles innovations, quelles propositions pour demain ? »

Images du hall de la Maison de la radio, de l’accueil de l’évènement et des invités.

Pour la 9e année consécutive, l'OCIRP, organisme commun des institutions de rente et de prévoyance organisait son débat OCIRP Autonomie dans le célèbre studio 104 de la Maison de la Radio.

Vue sur les invités qui entrent dans le studio 104

Voix off

Au travers de rencontres et de débats, l'objectif était d'envisager l'avenir de la prise en charge de la perte d'autonomie en dressant un panorama des innovations et des propositions. Placé cette année sous le signe des mots, l'événement a réuni près de 450 personnes pour échanger autour de ces questions.

Vue sur la salle du studio 104 et des spectateurs

Laurent Guimier au pupitre prend la parole

Merci beaucoup et bienvenue à toutes et à tous, je suis très honoré  de participer à l'ouverture de cette journée.

Vue sur la salle.

Zoom sur Jean-Louis Peyrude, Président de l’OCIRP, à l’occasion de son interview.

L'intérêt d'avoir un débat comme celui-là, vous l'avez vu par l'assistance puisqu'il y avait plus de 400 personnes dans la salle. Je pense que ces personnes ont été assez satisfaites de voir que les choses avançaient notamment sur les principaux points d'ancrage de cette question de l'autonomie qui revient tous les ans et qui n'est pas résolue.

Vue sur la salle et portrait de Jean-Manuel Kupiec, directeur général adjoint de l’OCIRP, lors de son interview

On a voulu faire une journée sur les mots à partir d'une vision scientifique des datas scientistes sur : quels sont les mots de la perte d'autonomie ? Donc, on a fait des nuages de mots, on les a vus, sur l'autonomie, sur le financement, sur l'innovation, sur la démographie et enfin sur le débat présidentiel. Et donc, on a souhaité que le public les intervenants, les directeurs généraux puissent dire : " je vous donne mes mots à moi qui sont des mots importants."

Vue sur les intervenantes Agnès Gramain, professeure en sciences économiques à l’Université de Lorraine, Françoise Forette, professeure de médecine interne et de gériatrie à l’Université Paris-Descartes,

Voix off

Parmi les différents mots mis en avant, le financement, la prévention et la thématique des aidants ont occupé une large part des débats.

Interview de Serge Guérin, Sociologue

Ces 9e débats autour de l'autonomie avec OCIRP étaient centrés sur les mots. C'était bien pour dire que la réalité, ce n'est pas seulement des chiffres même si c'est aussi des chiffres, c'est aussi le ressenti des personnes le vécu des personnes, leur quotidien. Et, dans les mots qui ressortaient, on voyait bien d'abord le débat entre : est-ce que ça vient de l'État ? Est-ce que ça vient de la société ? Est-ce que c'est l'économie sociale et solidaire ? Est-ce que ce sont les territoires ? Ou est-ce que c'est décidé par tout en haut ? On était vraiment pris dans ce dialogue-là.

Vue sur la salle les intervenants et portrait de Philippe Pihet, Vice-Président de l’OCIRP lors de son interview

Très clairement, il y a trois mots qui sont ressortis. Le premier, c'est aidant. Le deuxième, c'est prévention. Et le troisième, c'est financement. En quelques mots, aidant, la vraie problématique avec une avancée avec la loi d'adaptation de la société au vieillissement. Une avancée, d'abord, sur la reconnaissance de l'aidant. Une avancée sur un congé possible pour l'aidant.

Vue sur la salle, les intervenants et le portrait de Jean-Manuel Kupiec lors de son interview

Le mot qui est sous-jacent et qu'on a vu tout le temps, c'est l'aspect financement. Quand je dis financement, c'est financement public, financement privé.

Voix off

Ce 9e débat OCIRP Autonomie a été marqué par les interventions filmées des directeurs généraux des groupes de protection sociale et du délégué général du CTIP qui ont proposé des pistes de réflexion pour l'avenir.

Interview de Monsieur Menanteau, Directeur général d’Humanis dans son bureau, au centre de l’image

Chez Humanis, la vision de l'avenir est assez simple, elle consiste d'abord à analyser les données démographiques et les grandes tendances et à se dire qu'effectivement, il est urgent de se mettre à construire les solutions d'avenir pour faire face à la perte d'autonomie.

Interview de Monsieur Schmidt de la Brelie, Directeur général de Klesia dans son bureau, au centre de l’image

La perte d'autonomie doit dépasser le champ de la médecine. On doit intégrer un parcours de santé et pas seulement un parcours de soin. Et, dans cette démarche, toutes les actions de prévention sur lesquelles la France est très en retard par rapport aux autres pays européens doit maintenant bouger les lignes en la matière.

Interview de Monsieur Lacam, Délégué général du CTIP dans son bureau, au centre de l’image

La perte d'autonomie est considérée comme un risque individuel. Je pense vraiment qu'il y a un levier important en prenant en compte le collectif.

Interview de Monsieur Renaudin, Directeur général d’AG2R La Mondiale dans son bureau, au centre de l’image

Je pense que la perte d'autonomie, la situation de perte d'autonomie se prépare aussi. Et il faut le faire assez tôt. Ce n'est pas lorsqu'on est en situation de perte d'autonomie qu'on peut commencer à le préparer, je pense évidemment au cas extrême de la personne atteinte de la maladie d'Alzheimer, ce n'est plus là qu'on prend des dispositions pour des années qui peuvent encore être longues.

Interview de Monsieur Saunier, Directeur général de Malakoff Médéric dans son bureau, au centre de l’image

Pour nous, le sujet s'aborde de 3 façons différentes. La première, c'est la prévention, on croit beaucoup à la prévention. Le deuxième, on l'a dit, c'est l'aide aux aidants. Et le troisième, comment l'innovation et les nouvelles technologies permettront demain d'offrir une meilleure prise en charge de la perte d'autonomie.

Voix off

Les grandes tendances du baromètre OCIRP Autonomie ont également été présentées. Le maintien à domicile, le soutien des aidants ou encore le financement du risque de perte d'autonomie restent des valeurs fortes aux yeux des Français interrogés.

Ce 9e débat avait aussi un caractère particulier cette année puisqu'il a lieu à quelques mois d'une élection présidentielle. En présence de l'ancienne ministre Michèle Delaunay, l'événement a été l'occasion de faire le point sur les propositions des candidats sur le sujet et de leur soumettre quelques pistes de réflexion.

Interview de Monsieur Bloch, Directeur général de l’OCIRP, dans son bureau, au centre de l’image

Nous, à l'OCIRP, nous sommes fiers d'initier ces débats depuis maintenant une dizaine d'années. Nous constatons, nous l'avons dit, des avancées. Il reste encore beaucoup à faire, mais on voit qu'il y a eu des choses importantes et favorables.

Portrait de Jean-Louis Peyrude lors de son interview

Il semble évident qu'on doit pouvoir faire passer des messages à ces candidats et leur demander de se pencher sur cette question d'ordre public fondamentale.

Portrait de Philippe Pihet, lors de son interview

Il faut absolument que le politique prenne enfin en compte toute cette problématique et agisse. Je pense, sans m'avancer de trop, que le 10e débat fera état des avancées qu'on aura pu obtenir.

Portrait de Jean-Manuel Kupiec, lors de son interview

Notre rôle, c'est d'inciter les candidats aux élections présidentielles, à travers la mission de l'OCIRP et des GPS en leur disant : ce sujet-là est un sujet majeur de société, ne pensez pas, surtout pas, qu'il faille passer à côté !

Vue sur la salle pendant les applaudissements du public.

Dernier panneau vidéo sur le logo OCIRP et ses membres partenaires du Débat OCIRP Autonomie que sont AG2R La Mondiale, Humanis, Klesia, Malakoff Médéric, le CTIP et les partenaires média que sont France info, Le Monde, LCP et Notre temps.com.

Fin de la vidéo

Infographie : Baromètre OCIRP Autonomie 2017

Baromètre OCIRP Autonomie 2017

L'infographie "Baromètre OCIRP Autonomie 2017" présente les informations suivantes :

Un chantier pour le prochain quinquennat : 67,4% des Français sont pour une réforme favorisant un financement durable du risque de perte d’autonomie mise ne place entre 2017 et 2022.

La famille doit être soutenue : 47,4% des Français pensent que la famille peut aider les personnes en perte d’autonomie au quotidien, mais 49,7% pensent le contraire.

L’entreprise et les aidants : 54,1% des salariés, DRH et délégués syndicaux pensent que l’aide aux aidants relève de la responsabilité de l’employeur. 69% des salariés sont de cet avis.

Que veulent les aidants ? Les attentes des aidants salariés sont : l’aménagement des horaires (84,3% de réponses favorables), le maintien des droits sociaux (81,4%), le renforcement de l’aide au répit (80,4%) et la création de congés rémunérés (55,9%). Par ailleurs, 59,8% des salariés et particuliers aidants estiment qu’une assurance ou une assistance spécifiques sont utiles.

L’assurance complémentaire : 65,3% des personnes interrogées estiment qu’à l’avenir, le risque de perte d’autonomie doit être assuré par la solidarité nationale complétée par une incitation à une assurance complémentaire. La solidarité nationale seule recueille 18,2% de réponses favorables, l’individu ou la famille 11,8%.

Infographie produite par l'OCIRP. En partenariat avec France-Info, Le Monde et LCP.

Infographie : Les membres et partenaires de l'OCIRP répondent

Infographie Autonomie : innovations et propositions pour demain ?

L'infographie "Autonomie : quelles innovations, quelles propositions pour demain ?" présente les textes ci-dessous :

 
Avec le vieillissement de la population, l’autonomie est une question de société qui concerne chacune et chacun d’entre nous. Comment agir pour que la longévité soit une bonne nouvelle pour tous ?
Les membres et partenaires de l’OCIRP répondent.
 
L’union des groupes de protection sociale en complément de la solidarité nationale
« Pour mieux prendre en compte la perte d’autonomie, il n’existe pas de solution unique. L’OCIRP croit en l’union des groupes de protection sociale et à la solidarité nationale pour faire face à cet enjeu de société. Le rôle de l’OCIRP est d’unir
les institutions de prévoyance, qui démontrent leur capacité d’innovation en assurance, assistance et prévention. Nous devons continuer à relever le défi de proposer des solutions pour les personnes en perte d’autonomie et leurs aidants familiaux. » Francis BLOCH, Directeur Général de l’OCIRP.
 
Les institutions de prévoyance pionnières de l’autonomie 
« Pionnières des prestations dépendance, les institutions de prévoyance ont travaillé et continuent de travailler afin de protéger les personnes les plus fragiles dans le cadre d’enjeux démographiques, économiques et numériques déterminants pour l’avenir. » Jean-Paul LACAM, Délégué Général du CTIP.
 
Le risque vieillesse du 21e siècle 
« La perte d’autonomie des personnes âgées est le risque vieillesse du 21e siècle. De même qu’il faut cotiser et préparer sa retraite lorsque l’on est encore actif, il faut cotiser et se préparer à faire faceàune potentielle situation de dépendance dès que l’on est retraité. » André RENAUDIN, Directeur Général d’AG2R LA MONDIALE.
 
Prévention santé et accompagnement des aidants en entreprise 
« La perte d’autonomie est un défi sociétal qui suppose de définir de nouveaux modèles pour répondre au souhait du plus grand nombre : bien vieillir à domicile en conservant autonomie, confort et sécurité. Malakoff Médéric y travaille au quotidien en développant des actions de prévention santé et des dispositifs d’accompagnement des aidants familiaux, notamment en entreprise. Notre Groupe s’inscrit également dans une démarche d’innovation pour favoriser l’émergence
de nouveaux modèles de prise en charge. » Thomas SAUNIER, Directeur Général de MALAKOFF MEDERIC.
 
Une nouvelle frontière 
« Acteur engagé de longue date au service des personnes dépendantes, Humanis pense que l’autonomie est une nouvelle frontière à aborder dans un esprit start-up en réunissant tous les acteurs publics et privés pour construire des solutions globales innovantes d’accompagnement des aidants et des personnes dépendantes. » Jean-PierreMENANTEAU, Directeur Général d’HUMANIS.
 
Des questions prioritaires
«Dans un contexte de progression des maladies chroniques, le handicap et la perte d’autonomie sont devenus des questions prioritaires pour nos concitoyens. Pour cette raison notamment, les groupes de protection sociale et Klesia en particulier, s’engagent dans des actions de maintien et de retour à l’emploi de travailleurs handicapés ainsi que de soutien aux aidants familiaux et à la recherche médicale. » Christian SCHMIDT DE LA BRELIE, Directeur Général de KLESIA.

Ça vous regarde : émission spéciale LCP

Autonomie et dépendance : les promesses des candidats.
Publié le 04 mars 49052 via www.lcp.fr

Commentaire OCIRP

Diffusée le 27/01/2017.

Avec Marie-Anne Montchamp, Jérôme Guedj, Patrick Lelong et Jean-Manuel Kupiec.

"Sur la question de la dépendance, la société bouge plus vite que l’Etat". Le Monde.

Pour le sociologue Serge Guérin, spécialiste du vieillissement, l’entraide familiale permettra de faire face à la dépendance.
Publié le 15 décembre 49035 via www.lemonde.fr

Commentaire OCIRP

Selon Serge Guérin, "le plus souvent, les salariés sont réticents à évoquer leur condition d’aidant dans leur milieu professionnel, car ils redoutent qu’elle soit perçue comme une fragilité, ce qui pourrait les pénaliser."

"Dépendance : les propositions des candidats à la présidentielle". Le Monde.

Décryptage des projets des principaux candidats pour la prise en charge de la dépendance. Un défi face au vieillissement de la population française.
Publié le 15 décembre 49035 via www.lemonde.fr

Commentaire OCIRP

"Pour la professeure Françoise Forette, spécialiste en gériatrie, l’assurance dépendance doit être obligatoire et publique dès le premier salaire, les assurances privées pouvant intervenir à titre complémentaire. « C’est la seule façon de mutualiser les risques, insiste-t-elle. Dans la mesure où 8 % seulement des plus de 60 ans deviennent dépendants, cela ne représente qu’une cotisation de quelques dizaines d’euros par mois pour chaque salarié, c’est supportable ! » Une vision partagée par Jean-Manuel Kupiec, directeur général adjoint de l’Ocirp, qui précise : « Compte tenu des difficultés rencontrées par les jeunes, il est difficile de leur demander des cotisations supplémentaires. Chacun devrait commencer à cotiser à partir de 40 ou 50 ans. »

"Perte d'autonomie: quelles propositions pour demain ?" Notre Temps.

À l'occasion de la sortie du baromètre annuel de l'Ocirp autour de la question de l'autonomie, Jean-Manuel Kupiec, directeur adjoint de l'organisme commente les chiffres clés.
Publié le 16 février 49033 via www.notretemps.com

Commentaire OCIRP

Jean-Manuel Kupiec: Aujourd'hui, nous sommes dans une logique où chaque personne doit se prendre en charge seule. Les Français épargnent beaucoup, ils sont aussi propriétaires de biens. Cependant, ils préfèrent léguer ces biens à leurs enfants ou à leurs petits-enfants. Ajoutez à cela le déficit de la Sécurité sociale. Il faut donc trouver de nouveaux modes de financement. L'assurance complémentaire constitue une garantie en plus afin de financer la probable perte d'autonomie, pour soi, mais aussi pour un proche.
De fait, nous réfléchissons à un volet d'assurance en faveur des aidants. Cela existe dans d'autres pays européens. En France depuis janvier 2017, la loi ASV (adaptation de la société au vieillissement) permet un "congé proche aidant", mais celui-ci n'est pas rémunéré. 

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