Regards d'artistes sur notre société 1/2

L’association Eg’Art - Pour un égal accès à l’Art est née en 2010 de l’idée de faire un pont entre deux mondes : celui des institutions médico-sociales ou psychiatriques oeuvrant à l’expression artistique des personnes en situation de handicap mental ou psychique et celui du monde de l’art. Aujourd’hui, grâce aux institutions de prévoyance, aux acteurs mutualistes et à d’autres structures de l’économie sociale et solidaire, l’association ég'ART a le plaisir et l’honneur de défendre les intérêts de 14 formidables artistes. Pour la plupart, ils vivent en France, d’autres en Europe ou en Nouvelle Zélande, ils ont pour point commun de vouloir percer sur la scène parisienne encore particulièrement reconnue dans le monde de la peinture et de la photographie. L'OCIRP vous propose de découvrir en exclusivité les oeuvres de ces artistes de talent, après avoir été exposées à la Maison de la radio lors de la soirée du Prix OCIRP Handicap 2016.

Que de talents !

Que de talents !

Cette image augmentée présente le tableau Nu de dos d'Ester Forrai. Il représente un homme assis de dos, nu.

Elle propose également des liens vers les sites internet suivants :

Emmanuel Maroé

Emmanuel Maroé est né en 1963. Graphiste de formation et photograveur de profession, il se passionne depuis longtemps pour la photographie. Ses thèmes de prédilection sont essentiellement urbains. L’architecture est en eff et un point central du travail d’Emmanuel Maroé. Ses images sont le fruit d’une recherche sur des lieux architecturaux renommés ou plus anecdotiques de la région parisienne. Il se rend sur place, ressent les lieux, puis les photographie. Les lignes, les arabesques, les courbes des bâtiments nous invitent à le suivre dans ses déambulations urbaines diurnes ou nocturnes. Il nous fait découvrir un monde fait d’édifi ces, de publicités, de tags, de poubelles et de passants qui semblent posés là au hasard. Emmanuel Maroé nous donne à voir ces lieux dans lesquels nous passons si souvent sans faire attention à leur poésie intrinsèque. L’homme, presque toujours solitaire, laisse malgré lui une part d’humanité dans ces villes le temps d’une photographie. Le travail d’Emmanuel Maroé porte en lui le refl et de nos solitudes et de nos poésies urbaines. Ses créations s’orientent aujourd’hui de plus en plus vers les arts digitaux.

La neige semble cendre d'Emmanuel Maroé.

La neige semble cendre

Cette image augmentée présente une photographie en noir et blanc d'Emmanuel MAROE. Elle représente un bâtiment en friche sous des flocons de neige.

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François Peeters

François Peeters est né en 1980, en France. Il vit aujourd’hui en Belgique. François Peeters s’intéresse essentiellement au portrait et à l’autoportrait, fruit d’un travail de caricature rapide et précis des autres ou de lui-même. Il porte une attention
particulière à l’évocation de son lieu de travail artistique et s’attache également à capter l’essence des lieux qui l’ont marqué. François Peeters s’adonnne à des techniques variées. Il travaille la gouache comme le crayon de papier ou l’encre, sur le papier comme sur la toile. Il a participé à plusieurs expositions collectives.

Sans titre de François Peeters

Sans titre

Cette image augmentée présente le tableau "Sans titre" de François Peeters. Elle repésente un auto-portrait de l'artiste.

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Gaël Dufrene

Gaël Dufrene est né en 1971. Il vit et travaille à Lanester, dans le Morbihan. Il a développé dans sa petite enfance une passion pour les trains, leur technique et l’ensemble des équipements ferroviaires. Une passion pour laquelle il parcourt la France.
Après avoir obtenu un baccalauréat en mécanique, il a accumulé ses connaissances en la matière dans des cahiers qu’il a abondamment illustrés, et s’est donné pour mission de retracer l’histoire ferroviaire mondiale. Ces machines sont pour lui des bijoux artistiques et techniques, qu’il traduit sur le papier avec un souci du détail inégalé. Plus les machines sont importantes et complexes, plus elles l’inspirent. Il nous entraîne, alors, dans cet univers qui le fascine, un monde de boulons, d’essieux, de métal, de fer... et nous fait redécouvrir la conquête du rail. Si son travail prend sa source dans le dessin technique, Gaël Dufrene nous livre une oeuvre poétique immense et unique, qui compte plus d’un millier de dessins ! Gaël Dufrene a exposé au Musée des Beaux-Arts de Mons, en Belgique, capitale européenne de la culture en 2015.

Moteur Type TU de Gaël Dufrene

Moteur Type TU

Cette image augmentée présente le tableau Moteur Type TU de Gael Dufrene. Ces machines sont pour lui des bijoux artistiques et techniques, qu’il traduit sur le papier avec un souci du détail inégalé. Plus les machines sont importantes et complexes, plus elles l’inspirent.

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Grégoire Koutsandréou

Grégoire Koutsandréou a 30 ans. Artiste bohème et déjà nostalgique, il décline les principes de l’art brut au fil des ans, produisant une oeuvre authentique et singulière. Dès ses premières créations, en 2004, conçues comme des BD peintes sur de grandes toiles sans châssis, des arbres labyrinthiques accueillent son petit personnage primitif nommé Szäp, dans des positions défiant les lois de la pesanteur. Il reproduit à l’infini, à l’aide d’une martrette, un pinceau très fin, un micromotif qui forme
un rideau dense sur lequel évolue Szäp. Minutie et dextérité constrastent avec l’aspect primitif du reste de ses toiles. Rapidement, il intègre à sa peinture les calendriers du futur, toujours calculés mentalement, révélant une préoccupation lancinante du temps qui passe. Depuis plusieurs mois, ce sont des cubes répétés par milliers, symbolisant des villes, qui forment les cartes de pays et couvrent un peu plus ses toiles.

Brésil calendrier 2439 de Grégoire Koutsandréou

Brésil calendrier 2439

Cette image augmentée présente le tableau Brésil calendrier 2439 de Grégoire Koutsandréou. Dès ses premières créations, en 2004, conçues comme des BD peintes sur de grandes toiles sans châssis, des arbres labyrinthiques accueillent son petit personnage primitif nommé Szäp, dans des positions défiant les lois de la pesanteur.

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Ivo Konings

Ivo Konings est né en 1945 à Hasselt, en Belgique, où il réside. Ivo Konings est un artiste en situation de handicap physique. Ce handicap l’a amené à un mode de création unique, son oeuvre numérique est très personnelle. Très actif dans le monde de l’art digital, il a fait du dessin assisté par ordinateur son mode d’expression. Les corps sont ses sujets de prédilection. L’exposition « Sous l’eau », qu’il a réalisée, a suscité l’intérêt du public et a été très médiatisée (presse, TV, radio...). Ses oeuvres ont notamment été exposées au Parlement européen, à Bruxelles, et aux Pays-Bas.

Femme aveugle crée sa propre image d'Ivo Konings

Femme aveugle crée sa propre image

Cette image augmentée présente le tableau Femme aveugle crée sa propre image d'Ivo Kunings. Il représente une femme de face se tenant le visage, à moitié dénudée.

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Jérôme Turpin

Jérôme Turpin est né en 1970. Il peint depuis quelques années et travaille essentiellement la peinture acrylique sur papier et sur toile. Son oeuvre emprunte deux chemins, à la fois différents et complémentaires.Une peinture abstraite structurée et géométrique, composée de milliers de points formant des arabesques, des courbes, des lignes, des spirales. Cette peinture vive et colorée requiert une très grande concentration, tant de la part de son auteur que du public. Jérôme Turpin pratique aussi une autre peinture plus intime dans laquelle se mêlent personnages, mots et maux. Dans cette peinture autobiographique, on retrouve souvent les traces de sa peinture pointilliste, plus abstraite.

Galaxie tournoyante de Jérôme Turpin

Galaxie tournoyante

Cette image augmentée présente le tableau Galaxie tournante de Jérôme Turpin, peinture abstraite structurée et géométrique, composée de milliers de points formant des arabesques, des courbes, des lignes, des spirales.

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Julien Demerval

Julien Demerval est né en 1979 dans le Nord de la France. À l’âge de 20 ans, il s’installe dans le Limousin pour se rapprocher des bois, collines, chemins, ruisseaux et vieilles pierres. Il commence à dessiner des créatures et des personnages directement sur des rochers. Autodidacte, il expérimente différentes disciplines artistiques : le conte, la musique, la création audiovisuelle et la peinture. Il participe à des stages pour s’initier à l’art du conte dans le cadre du festival « Paroles de conteurs », à Vassivière, et réalise plusieurs scènes dans la région. Dans ses contes comme dans ses peintures, Julien Demerval s’exprime de manière directe et spontanée. Il prend pour point de départ une ligne de récit dans le conte ou une forme support dans ses tableaux, qu’il enrichit au fur et à mesure, au gré de son imagination. Il travaille à l’acrylique sur toile et y intègre d’autres matières comme du sable, du papier, des pigments ou des végétaux... Il y déploie des univers où coexistent cartes, animaux, plantes et symboles. Ces derniers s’échappent parfois des toiles pour courir le long des murs, des portes et du plafond de son atelier. Dans ses tableaux, un monde personnel s’autoconstruit sans préavis où s’entremêlent formes, signes, couleurs, matières et êtres fantastiques. Peintes sans référence, de façon rapide et instinctive, ses créatures sont tantôt inquiétantes, tantôt facétieuses, mais toujours en mouvement.

Colline de Julien Demerval

Colline

Cette image augmentée présente le tableau Colline de Julien Demerval. Il travaille à l’acrylique sur toile et y intègre d’autres matières comme du sable, du papier, des pigments ou des végétaux... Il y déploie des univers où coexistent cartes, animaux, plantes et symboles.

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Ester Forrai

Eszter Forrai est née en 1938 en Hongrie, où elle a été témoin des événements politiques tragiques de la première moitié du XXe siècle. Elle a retranscrit son histoire douloureuse en vers. C’est une poétesse qui fait désormais figure d’autorité dans son pays, où elle a notamment été décorée de la Croix d’Or du Mérite de la République de Hongrie. Elle est d’ailleurs invitée chaque année par la Maison des écrivains de Budapest, où son oeuvre littéraire est présentée et défendue par l’intelligentsia
artistique et littéraire. C’est après avoir suivi des études de lettres russes et hongroises à Budapest qu’elle quitte son pays natal en 1962, pour s’installer à Paris et y poursuivre son travail d’écriture tout en étant correspondante pour les journaux hongrois.
Depuis quelques années, Eszter Forrai ressent le besoin de peindre et s’est mise à illustrer son travail littéraire, comme si, selon ses propres dires, « les mots devenaient couleurs ». Elle parle d’ailleurs « d’osmose » entre ces deux disciplines : « Je n’ai jamais appris la peinture, je suis autodidacte. On disait que mes descriptions étaient des peintures, qu’elles étaient pensées comme des tableaux et maintenant, on affirme que mes tableaux sont poétiques ! ».

Nu de dos d'Eszter Forrai

Nu de dos

Cette image augmentée présente le tableau Nu de dos d'Eszter Forrai. Elle ressent le besoin de peindre et s’est mise à illustrer son travail littéraire, comme si, selon ses propres dires, « les mots devenaient couleurs ».

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A noter

 Les œuvres reproduites ci-dessus sont disponibles à la vente auprès de l’association ég’Art

Publié le 13 juin 2016
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