Écrire ensemble une nouvelle page de l'histoire de l'OCIRP

Nommé en juin 2017 à la tête de l’Union, Pierre Mayeur a de grandes ambitions pour favoriser son développement — des ambitions qu’il concrétise aujourd’hui avec le plan stratégique Cap OCIRP 2020.

Après sept ans passés à la tête de la Cnav, vous avez été nommé en 2017 directeur général de l’OCIRP. Quelle vision en aviez-vous avant de prendre vos fonctions ?

En tant qu’Union d’institutions de prévoyance, il s’agit d’une structure très originale dans le champ de la protection sociale. C’est également l’un des rares, voire le seul organisme qui s’occupe de la question du veuvage, et notamment du veuvage précoce, dont l’impact est très fort pour le conjoint survivant et les enfants. Notre système de protection sociale n’apporte quasiment aucune réponse à ce sujet complexe. L’OCIRP s’en charge, à travers les rentes conjoint et éducation.

Je connaissais également son engagement sociétal, avec notamment la Fondation et l’association Dialogue & Solidarité. Mais c’est véritablement en situation que j’ai pu découvrir l’OCIRP dans toute sa diversité et imaginer ce que pourrait être ma contribution.
 
Justement, que souhaitez-vous apporter ?
 
L’OCIRP, qui vient de célébrer ses 50 ans, est à la croisée de chemins. Il nous faut donc écrire, ensemble, une nouvelle page de son histoire. Les évolutions du marché, de la société et de la règlementation appellent non pas une remise en cause du modèle, mais un questionnement sur sa valeur ajoutée. L’OCIRP s’était déjà doté d’un plan stratégique, couvrant les années 2015-2019. J’ai souhaité en formaliser un autre, sur trois ans — 2018 à 2020 —, pour redonner un cap, un sens.
Au fil du temps, le lien avec les institutions de prévoyance s’est distendu. J’ai donc consacré mes premiers mois à rencontrer leurs dirigeants. Plutôt que de raisonner en fonction de ce qui est bien pour l’OCIRP, il nous faut réfléchir à ce qui est bien pour les institutions membres. C’est un changement de prisme et de posture qui est nécessaire. Le plan stratégique est bâti sur cette conviction : l’OCIRP ne pourra se développer qu’en plaçant les institutions de prévoyance au cœur de ses actions.
 
Quels sont les points essentiels de Cap OCIRP 2020 ?
 
Ce plan est bâti sur deux axes clés : le premier vise à refonder la légitimité et l’utilité de l’Union, en réaffirmant les fondamentaux — les relations constantes avec les institutions de prévoyance, la mise en œuvre de nouveaux services, la valorisation commerciale de l’engagement sociétal. Le second consiste à repenser notre offre, pour continuer à jouer un rôle majeur dans la prise en charge de la perte d’autonomie. Il nous faut, pour cela, concevoir des produits d’assurance originaux et attractifs, comme l’aide aux aidants qui sera mise en œuvre en 2018.
Le plan stratégique intègre également la question de la performance. Comme toute entreprise, l’OCIRP doit améliorer son pilotage, notamment de gestion des ressources et de communication interne. Notre taille, celle d’une moyenne entreprise, doit nous permettre de gagner en agilité et en réactivité, pour remporter de nouveaux marchés et renforcer notre valeur ajoutée auprès des institutions de prévoyance.
 
Comment comptez-vous associer davantage les institutions membres aux orientations de l’OCIRP ?
 
Il est essentiel de créer les conditions de la confiance. C’est avec cette ambition que je suis allé à la rencontre des dirigeants et que je les ai sollicités pour avoir leur avis sur le plan stratégique. Et c’est avec les institutions de prévoyance que nous devons définir nos intérêts communs — qui vont au-delà de la somme des intérêts de chacune d’entre elles. L’OCIRP, plus que jamais, est un élément de différenciation dans la galaxie de la protection sociale : il nous faut le réaffirmer.
 
De quelle façon comptez-vous renforcer les liens avec les bénéficiaires des prestations ?
 
Un travail remarquable est mené par les équipes, notamment pour les conjoints survivants et les orphelins. Les services innovants que nous proposons doivent être mieux valorisés auprès des institutions membres. Il est également important de raisonner en termes de satisfaction client : nos offres correspondent-elles aux besoins des bénéficiaires ? Lors du versement de la rente par l’institution de prévoyance, comment peut-on intervenir de la façon la plus fluide et efficace possible ? Nos efforts doivent se concentrer sur des délais raccourcis et le développement d’une offre numérique — à l’image de l’accompagnement à l’orientation scolaire, très apprécié par les jeunes bénéficiaires orphelins. De plus, de nombreux bénéficiaires ne se sentent pas concernés par nos prestations, pensent trop souvent — à tort — qu’elles sont réservées à des personnes en grande difficulté. L’enjeu est donc de réussir à toucher plus de monde, en intervenant au bon moment. Des partenariats sont d’ailleurs à inventer, par exemple avec les caisses d’allocations familiales.
 
En ce début d’année, quels vœux formulez-vous pour l’OCIRP ?
 
Je souhaite que notre modèle paritaire démontre toute sa pertinence au cours de l’année 2018. Il s’agit d’un modèle porteur de valeurs, auxquelles l’OCIRP et les institutions de prévoyance sont très attachés. C’est grâce au développement de nos membres que l’Union se développera : ce cercle vertueux doit être renforcé. Enfin, je formule le vœu que chaque salarié s’approprie et porte le plan stratégique.

L'Union OCIRP

Les membres de l'OCIRP

L'image augmentée "Les membres de l'OCIRP" contient des liens vers les sites internet suivants :

Les garanties OCIRP sont diffusées par les institutions de prévoyance membres des groupes de protection sociale :

AG2R LA MONDIALE  AGRICA APICIL  AUDIENS  B2V HUMANIS  IRCEM  KLESIA   LOURMEL  MALAKOFF MÉDÉRIC

les institutions de prévoyance :

ANIPS  APGIS  CAPSSA  CIPREV   IPBP   IPSEC (Groupe HUMANIS)  IPECA PRÉVOYANCE  KERIALIS  UNIPRÉVOYANCE

et les partenaires :

IDENTITÉS MUTUELLE  MUTEX  UNMI

Publié le 30 janvier 2018
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