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Les équipes de l’OCIRP, composées d'experts dans leur domaine, vous proposent de découvrir les informations et ressources marquantes sur le vieillissement et la dépendance.

Neuf façons de prévenir la maladie d’Alzheimer

Un rapport récemment publié dans la revue britannique Lancet fait le point sur les facteurs du mode de vie qui peuvent diminuer le risque de démences.

Commentaire OCIRP

1. Cesser de fumer. La cigarette a un effet catastrophique sur la santé cardiovasculaire, ce qui provoque une diminution de l’apport en oxygène au cerveau et endommage les neurones. Certaines neurotoxines contenues dans le tabac contribuent également à ces dommages.

2. Faire de l’exercice. L’activité physique exerce une action neuroprotectrice en raison d’une amélioration de la circulation du sang dans le cerveau ainsi qu’en stimulant la croissance de neurones impliqués dans les processus de mémoire.

3. Maintenir un poids santé. Plusieurs études montrent que les personnes obèses sont à plus haut risque de démence, conséquence de l’impact négatif du surpoids sur l’inflammation chronique et le stress oxydatif qui perturbent l’ensemble du corps, incluant le cerveau.

4. Contrôler la tension artérielle. L’hypertension crée un stress mécanique sur les vaisseaux sanguins qui augmente le risque de neurodégénération et, par conséquent, de démence.

5. Contrôler la glycémie. Les personnes diabétiques sont à plus haut risque de démences, car l’hyperglycémie chronique est très toxique pour les cellules, incluant les neurones.

6. Traiter les dépressions. La dépression affecte les taux de plusieurs hormones de stress ainsi que la structure de certaines parties du cerveau (hippocampe), ce qui pourrait accélérer le développement des démences.

7. Maintenir un réseau social. L’isolement social et la soli­tude sont d’importants facteurs de risque d’hypertension, de maladies cardiovasculaires et de dépression, trois conditions qui ont été associées au développement des démences.

8. Continuer d’apprendre. L’éducation permet de créer ce qu’on appelle une « réserve cognitive » qui maintient les fonctions cérébrales en dépit d’une détérioration des neurones.

9. S’assurer de bien entendre. Cela peut paraître surprenant, mais plusieurs études ont montré qu’il existait une forte corrélation entre la surdité et le risque de démence. Les mécanismes en cause demeurent mal compris, mais il est probable que l’audition stimule les fonctions intellectuelles et retarde ainsi la détérioration des neurones. Selon les chercheurs, l’utilisation de prothèses auditives par les personnes qui n’entendent pas bien pourrait contribuer à réduire ce risque.