La Fondation OCIRP

En créant sa fondation en 2009, l’OCIRP, Organisme commun des institutions de rente et de prévoyance1 qui réunit une vingtaine d’organismes paritaires de prévoyance, marque sa volonté d’élargir son champ d’action et de solidarité en faveur des enfants en deuil d’un ou de leurs deux parents. Cet engagement est aussi une réponse aux attentes exprimées par les veufs et les veuves soutenus et accompagnés depuis 2004 dans le cadre des quinze espaces Dialogue & Solidarité créés par l’OCIRP.

(1)Les organismes membres de l’OCIRP : les garanties OCIRP sont diffusées par les organismes de prévoyance membres des groupes de protection sociale (AG2R LA MONDIALE, AGRICA, APICIL, AUDIENS, IRCEM, KLESIA, LOURMEL, MALAKOFF MÉDÉRIC HUMANIS), les organismes de prévoyance (ANIPS, APGIS, A2VIP (GROUPE APICIL), CAPSSA, CIPREV, IPECA PRÉVOYANCE, IPSEC (Groupe MALAKOFF MEDERIC HUMANIS), KERIALIS, UNIPRÉVOYANCE) et les partenaires (IDENTITÉS MUTUELLE, MUTEX, UNMI).

Nos missions

La Fondation d’entreprise OCIRP s’est préoccupée, dès sa création, de la situation des enfants et jeunes orphelins en France. Cette population évaluée aujourd’hui à un enfant par classe en moyenne reste invisible de la société, ignorée des politiques publiques et oubliée de la recherche. Pourtant, ces enfants en deuil d’un ou de leurs deux parents ont des besoins spécifiques réels, qu’il convient désormais de mieux identifier pour mieux les accompagner dans leur construction de vie.

Depuis 2009, ce sont plus de 200 projets qui ont été soutenus par la Fondation OCIRP sur l’ensemble du territoire, pour faire connaître la situation des jeunes orphelins et de leurs proches. Face à des demandes croissantes émanant des familles, des professionnels de l’enfance, de l’éducation et des personnels psycho-médico-sociaux, face à la nécessité d’ouvrir de nouveaux lieux d’accueil et de multiplier les dispositifs d’accompagnement, nous souhaitons continuer à soutenir ces initiatives pour les pérenniser et les aider à se développer.

Par ses travaux et son engagement, la Fondation OCIRP est désormais reconnue comme un acteur de référence sur ce sujet sociétal majeur.

En 2019, la Fondation OCIRP célèbre son dixième anniversaire. Une première décennie placée sous le signe de l’action pour changer la perception de l’orphelinage en France, réfuter certaines idées reçues et renforcer l’accompagnement des jeunes orphelins. Forte de son expérience et des compétences pluridisciplinaires qu’elle a su fédérer autour d’elle, notre Fondation est au cœur de l’engagement social de l’OCIRP.

Reconduite pour cinq ans, notre fondation voit son périmètre élargi.

Un axe majeur sur le deuil : poursuite des soutiens et travaux sur les questions d’orphelinage, ainsi que sur le veuvage précoce, par le rapprochement avec l’association Dialogue & Solidarité. Un programme d’actions sera par ailleurs déployé en direction des publics fragilisés, notamment dans le champ du handicap et de l’aide aux aidants.

La fondation va également renforcer ses ressources avec la création d’un fonds de dotation destiné à financer de nouvelles actions d’intérêt général.

Avec sa fondation désormais dédiée au deuil et aux situations de fragilités, l’OCIRP va bien au-delà de la couverture des risques liés au veuvage, à l’orphelinage, au handicap ou aux ruptures de vie réservée à ses seuls bénéficiaires. Il s’empare d’un sujet d’intérêt général, porté de manière visible et durable par sa fondation.

- Agir pour les orphelins

- Accompagner les personnes veuves

- Favoriser l'autonomie

Infographie orphelins

Être orphelin : les conséquences sur la vie de tous les jours
L'infographie* "Être orphelin : les conséquences sur la vie de tous les jours" est une composition graphique complexe qui illustre sous forme de dessin les différents situations que les enfants orphelins peuvent vivre à l'école.
 
Elle contient les textes suivants :
 
L’école
Après le décès de leur(s) parent(s), les trois quarts des élèves orphelins disent ressentir des difficultés à l’école et notamment des problèmes de mémorisation, de concentration et d’attention. D’autres, à l’inverse, se mettent à travailler beaucoup plus, voire trop, comme s’ils voulaient que leur parent décédé soit fier d’eux.
 
La maison
Lorsqu’un enfant ou un adolescent perd un de ses parents, bien souvent il continue de vivre chez lui avec son parent restant et ses frères et sœurs. S’il perd ses 2 parents, une personne proche de l’enfant (famille, ami...) est désignée par un juge pour l’accueillir et prendre soin de lui : c’est le tuteur. Sinon, il est pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance, qui choisit une famille d’accueil ou un foyer dans lequel il vivra avec d’autres enfants.
 
La santé
De nombreux orphelins peuvent avoir des difficultés à s’endormir à la suite du décès de leur parent. Certains sont angoissés, ce qui peut provoquer par exemple des maux de tête ou de ventre.
 
Le rapport aux autres
Un jeune orphelin se sent différent de ceux qui ont leurs 2 parents : il peut ressentir de la colère ou avoir l’impression d’être incompris des autres enfants. Il peut éprouver le besoin de s’isoler, au risque de s’exclure du groupe... Parfois, il peut avoir des difficultés à s’attacher, de peur de perdre à nouveau quelqu’un qui compte pour lui.
 
 
Le niveau de vie
La mort d’un parent entraîne souvent une diminution des ressources financières de la famille. Cela peut impliquer un déménagement, limiter les sorties, l’accès à la culture et aux loisirs, les vacances...
 
La famille
Lorsqu’un parent disparaît, les rôles au sein de la famille sont bouleversés. Certains orphelins se sentent tout à coup responsables de leurs frères et sœurs et de leur parent restant. Ils sont alors tentés de « remplacer » leur parent décédé auprès des autres membres de la famille. Ils se sentent aussi souvent inquiets à l’idée de perdre leur parent restant.
 
Les émotions
Au décès de son parent et parfois longtemps après, l’enfant orphelin éprouve toutes sortes d’émotions difficiles à exprimer : tristesse, culpabilité, colère, anxiété... Il peut de ce fait se sentir fragilisé.
 
L’orientation
Près d’une moitié des orphelins* pensent que le décès de leur parent les a influencés dans leur orientation professionnelle. Et 43 % des plus de 18 ans estiment que ce qu’ils ont vécu les a incités à choisir des métiers tournés vers les autres, par exemple dans les domaines social ou médical, ou encore dans le droit, l’éducation, la communication...
* Âgés de 15 ans et plus.
 
Définitions
Tuteur :  ici, personne chargée de prendre soin d’un orphelin mineur et de veiller à ses intérêts. Foyer : ici, lieu d’accueil pour des enfants orphelins ou en difficulté. Anxiété : vive inquiétude qui naît de la peur d’un événement ou de l’incertitude dans laquelle on est.
 
Le sais-tu ?
Les conséquences du deuil peuvent se manifester aussi à distance de l’événement de la mort du parent, parfois plusieurs années après ; cela n’a rien d’anormal.
 
*Infographie extraite du numéro spécial Mon Quotidien "Découvre le quotidien des enfants orphelins".© 2017 - Éditions Spéciales Play Bac.

Infographie veuvage

Le veuvage

L'infographie "Le veuvage" présente les informations suivantes :

Une personne est considérée comme veuve lorsque son conjoint est décédé et qu'elle ne s'est pas remariée

Combien sont-ils ?

5 millions de veufs et de veuves, dont 3.3 millions en couple, 0.6 million mariés et 1 million pacsés ou concubins

Au delà de 70 ans, une femme sur 2 vit seule

Le veuvage précoce

Contraiment aux idées reçues, les veuves et veufs ne sont pas seulement des personnes âgées.

500 000 personnes sont en situation de veuvage précoce, âgées de moins de 55 ans.

Précarité accrue

En France, 12 % des personnes en couple vivent sous le seuil de pauvreté, tandis que ce chiffre monte à 28% des veuves et veufs.

Risques

Mortalité 

Appauvrissement

Isolement

Dépression

Liens vers des sites extérieurs

Site web du dessinateur Pierre Lecrenier

Site web de la société Not So Crazy 

Infographie autonomie

Infographie Vieillissement et perte d'autonomie

L'infographie "Vieillissement et perte d'autonomie" présente les informations suivantes :

La dépendance, c'est l'incapacité à effectuer seul des tâches quotidiennes, et le risque de se désocialiser.

Les principales causes de la dépendance 

  • Pathologies neurologiques
  • Pathologies cardio-respiratoires
  • Pathologies ostéo-articulaires
  • Déficiences neurosensorielles

83 ans, âge moyen des personnes dépendantes

Espérance de vie

En 2014, 79 ans pour les hommes, 85 ans pour les femmes

En 2060, 86 ans pour les hommes, 91 ans pour les femmes

Liens vers des sites extérieurs

Site web du dessinateur Pierre Lecrenier

Site web de la société Not So Crazy

Infographie handicap

Infographie Le handicap

L'infographie "Le handicap" présente les informations suivantes :

Définition : limitation d'activité en raison d'une altération d'une ou plusieurs fonctions.

Le handicap en chiffres

80% des handicaps sont invibiles

En France, 12 millions de personnes sont en situation de handicap, soit une personne sur 6.

Une personne handicapée est deux fois plus à risque d'être sans emploi

Risques majeurs

Appauvrissement

Echec scolaire

Isolement

Liens vers des sites extérieurs

Site web du dessinateur Pierre Lecrenier

Site web de la société Not So Crazy 

Infographie aidants

Les aidants

L'infographie "Les Aidants" présente les informations suivantes :

On dénombre 4 300 000 d'aidants de proches en perte d'autonomie en France.

57% des aidants sont des femmes.

Les risques majeurs les plus courants pour les aidants sont : le surmenage, la solitude, la dépression et la perte financière.

La perte d'autonomie est un enjeu de société majeur. En 2015, 1,4 million de personnes sont dépendantes. Elles seront 2,3 millions en 2060.

Nous serons de plus en plus nombreux à être confrontés à cette situation.